Le 7 octobre 2026, la Tribune de Genève a publié « Une ville pour sauver une vie », un texte d'Olivier Védrine, administrateur de l'Association Jean Monnet, coécrit avec Pierre Raiman, vice-président de Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, et Larissa Shevandina, présidente du mouvement ukrainien Return Freedom et épouse de l'otage civil Oleh Shevandin. Ils proposent à la Ville de Genève de parrainer deux otages civils ukrainiens.
Un mot inscrit dans le droit, à Genève
Le mot « otage » n'est pas une image. En effet, l'article 34 de la quatrième Convention de Genève, signée dans cette ville en 1949, interdit la prise d'otages. Ensuite, la Convention internationale contre la prise d'otages de 1979 la définit. Enfin, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale en fait un crime de guerre.
Un nom parmi plus de 16 000
Le Médiateur ukrainien recense plus de 16 000 otages civils. Ce sont des journalistes, des sportifs, des enseignants qui ont refusé les programmes russes, des maires, des élus locaux, des prêtres. Parmi eux figure Oleh Shevandin. Depuis son enlèvement en 2015, dans la région de Donetsk, la Russie le tient au secret. Son nom figure parmi ceux que le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées a reçus. Ce groupe tenait sa 140e session au Palais des Nations. Pourtant, aucun mécanisme d'échange ne couvre ces civils. Les prisonniers de guerre reviennent par centaines, eux presque jamais. « Effacer quelqu'un, c'est d'abord faire taire son nom », écrivent les auteurs.
Le parrainage, une réponse à l'échelle d'une ville
C'est pourquoi les auteurs défendent le parrainage municipal. Concrètement, une commune désigne nommément des otages civils, avec l'accord écrit de leur famille. Elle demande ensuite leur libération, affiche leur visage et écrit aux autorités. Le geste pèse peu sur le budget communal. En revanche, il inscrit un nom dans une délibération, donc dans la durée. En France, Louviers, Amboise et Lyon ont déjà officialisé leur parrainage.
Genève, ville de refuge
Ville de refuge pour les persécutés depuis des siècles, Genève peut offrir l'asile sous une autre forme : « un nom prononcé publiquement ».

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Lire la tribune dans la Tribune de Genève : https://www.tdg.ch/une-ville-pour-sauver-une-vie-785831786079
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