Ils ont des noms.
Ils ont des visages.
Ils sont effacés.
Au moins 16 000 otages civils ukrainiens — enseignants, journalistes, maires, sportifs, parents — ont été arrêtés arbitrairement, arrachés à leurs familles et soumis à la torture. N’ayant pas le statut de prisonniers de guerre, ils ne sont pas échangeables. Nombre d’entre eux ont été effacés.
Chaque jour qui passe est un jour de torture, d’endoctrinement, de déshumanisation.
L’urgence est de sauver des vies, d’exiger justice et de refuser l’oubli.
Nous pouvons le faire ensemble, en parrainant des otages.
Deux parmi des milliers
Ils étaient enseignants, journalistes, maires, sportifs, parents. La Russie les qualifie de " prisonniers " et les efface. Nous les appelons " otages " — et nous leur rendons leur nom. Deux figures parmi des milliers, Anastasiia Hloukhovska et Oleg Shevandin. La campagne porte dès aujourd'hui plusieurs dizaines d'otages certifiés au parrainage des communes — avec l'objectif d'en atteindre cent d'ici fin 2026.

Anastasiia Hloukhovska
Journaliste ukrainienne, emprisonnée arbitrairement en Ukraine occupée. Sa situation a été portée à la connaissance du public en octobre 2025, dans une tribune publiée dans Le Monde par l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! et ses partenaires.

Oleg Shevandin
Enlevé le 1er mai 2015 · Détenu dans les geôles russes - Fondateur de la Fédération ukrainienne de wushu, champion multiple, coach de l'équipe nationale. Enlevé en 2015 alors qu'il portait secours à sa mère, il est l'un des détenus civils les plus anciens. Témoin de crimes commis par l'armée russe régulière, la Russie refuse de l'inclure dans tout processus d'échange.
Pourquoi cette campagne ?
Les otages sont enlevés, mis au secret, torturés, jugés sans preuves, condamnés sans recours. Ce n'est pas de la détention. C'est un système d'élimination.
Ce n'est pas la conséquence de la guerre. C'est son instrument. La séquestration de civils ukrainiens révèle le projet impérial russe dans les territoires occupés : non pas administrer une population, mais l'anéantir en tant que peuple. Enlèvement, torture, aveux forcés, condamnations fabriquées, disparition — une logique documentée, répétée, identique d'un cas à l'autre. Notre campagne est une réponse citoyenne, municipale et politique à cette réalité.
Une urgence humanitaire
Sortir chaque détenu de l'oubli en mobilisant un réseau de solidarité citoyenne, pour obtenir leur libération et la justice pour les victimes.
Un refus de l'oubli
Donner un visage et un nom à chaque détenu. Mobiliser les communes, les élus, la société civile pour que personne ne soit effacé dans l'indifférence.
Un crime de guerre rendu visible
Renverser l'invisibilité des crimes de guerre de la Russie. Rendre visible que l'occupation russe inflige aux civils ukrainiens.
Une exigence de libération
Interpeller parlements et gouvernements pour faire de la libération des civils un impératif préalable à toute négociation avec la Russie.
La campagne en chiffres
Le mécanisme central : les parrainages municipaux
Que peut faire une municipalité face à une guerre qui prend les civils pour cibles ?
Une municipalité peut parrainer nommément un otage civil ukrainien — avec l’accord écrit de sa famille — exiger officiellement sa libération et lui donner une visibilité publique.
Délibération officielle
Visibilité publique
Communication et ancrage citoyen
Démarches institutionnelles
Mobilisation pédagogique et associative
Solidarité concrète avec la famille
« Cent municipalités parrainant deux cents otages, c'est le commencement d'un bouclier civique européen »
Sylvie Rollet et Pierre Raiman, Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !
Une mobilisation collective
La campagne est lancée et pilotée par Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! (PLU), en coordination avec les organisations ukrainiennes qui documentent les cas, certifient les listes et accompagnent les familles : Return Freedom, Civilni v Poloni et Civilni Vilni. Elle est portée en France par l’Union des Ukrainiens de France, le Comité Français du Réseau Européen de Solidarité avec l’Ukraine (RESU) et Desk Russie. Reporters sans Frontières (RSF) soutient la campagne pour la libération des journalistes ukrainiens détenus. La campagne est portée en France, en Belgique francophone et en Suisse romande.
La campagne humanitaire Ensemble, sauvons les otages ukrainiens, est soutenue par l’Ambassade d’Ukraine en France.








