Lyon est la première grande ville de France à rejoindre la campagne.



Le 24 septembre 2026, la Ville de Lyon a rejoint la campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens ». Elle parraine officiellement deux otages civils : Yana Souvorova, enlevée à Melitopol en 2023, et Oleksandre Zaporojets, détenu au secret depuis 2022. Après Louviers et Amboise, Lyon est la troisième commune à s'engager, et la première grande ville de France à le faire.
« J'ai accueilli favorablement la proposition de parrainer des civils ukrainiens détenus par la Russie. Cette initiative, portée par l'association "Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !", vise à sortir de l'oubli des femmes et des hommes détenus dans des conditions arbitraires. Lyon rappelle ainsi son attachement à la paix, au droit international et à la dignité humaine, en fidélité avec son histoire et ses valeurs. »
— Grégory Doucet, maire de Lyon
Une grande ville aux côtés des otages civils
Avec l'engagement de la troisième ville de France, la campagne change d'échelle. Le parrainage d'un otage civil n'est plus seulement le geste de communes pionnières. Il devient celui d'une métropole dont la voix porte bien au-delà de ses frontières.
À Lyon, la campagne peut compter sur des associations déjà mobilisées, telles l'Association Lyon Ukraine et le Collectif Ukraine 69. Lyon ouvre ainsi la voie à d'autres grandes villes, où des associations locales défendent déjà la cause des otages civils auprès de leurs élus.
Lyon ne s'en tient pas à une déclaration de principe. La Ville a publié son propre communiqué et ses propres visuels : une affiche de campagne et une fiche consacrée à chacun des deux otages qu'elle parraine. Leur nom, leur visage et leur histoire circulent désormais sous le blason de Lyon. C'est précisément le sens du parrainage : rendre visibles des personnes que l'on cherche à faire oublier.

La ville de Lyon s'engage auprès des otages civils ukrainiens Yana Souvorova et Oleksandre Zaporojets, et affiche leur histoire sur les grilles de la mairie. Photo Association Lyon Ukraine.
La fidélité d'une ville à son histoire
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, inscrit cette démarche « en fidélité avec son histoire ». Lyon, capitale de la Résistance, est aussi la ville où s'est tenu en 1987 le procès de Klaus Barbie, le premier procès pour crime contre l'humanité jugé en France. La prise d'otages de civils est un crime de guerre au regard du droit international. Qu'une telle ville s'engage aujourd'hui contre ce crime n'a rien d'anodin.
Siège d'Interpol et membre du réseau ICORN des villes-refuges pour les auteurs et artistes persécutés, Lyon prolonge par ce parrainage une tradition d'ouverture au droit international et de protection des personnes menacées.
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