L’Association des villes d’Ukraine soutient la campagne otages

L’Association des villes d’Ukraine soutient la campagne otages

L'Association des Villes d'Ukraine soutient la campagne

Son président, Vitaliy Klitschko, maire de Kyiv, exprime le « plein soutien » de l'Association à la campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens ». Il salue une initiative qui garde le sort des otages civils « visible aux yeux de l'Europe et du monde.

Un soutien venu des villes ukrainiennes

Le 6 juillet 2026, Vitaliy Klitschko, maire de Kyiv et président de l'Association des villes d'Ukraine, a exprimé par écrit le « plein soutien » de l'Association à la campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens » et salué « son lancement en France ». L'Association rassemble les villes et les communautés territoriales d'Ukraine.

La campagne est coordonnée par l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, en lien avec Return Freedom, Civilni v Poloni, Media Initiative for Human Rights et l'Union des Ukrainiens de France. Elle a été présentée le 23 mai 2026 à Paris, avec le soutien de l'Ambassade d'Ukraine en France.

« Il est hautement symbolique que cette initiative ait vu le jour en France, au cœur de la démocratie européenne, dans un pays qui a tant fait pour la défense des droits humains et de la libre administration des collectivités. »

Des maires et des élus parmi les otages

« Parmi ces otages figurent des journalistes, des enseignants, des prêtres, des sportifs, des volontaires et de simples citoyens », écrit Vitaliy Klitschko. L'Association insiste sur ceux qui touchent directement les élus : « des maires et des conseillers municipaux, enlevés pour le seul fait d'avoir exercé leur mandat démocratique, ainsi que des agents communaux ».

Elle rappelle l'enlèvement des maires de Melitopol et de Dniprorudné. Le second, Ievhen Matvieiev, est mort en captivité.

« Notre Association n'a cessé d'alerter les institutions européennes sur le sort de ces dizaines d'élus locaux disparus. »

« Le terme d'otage n'a ici rien de rhétorique »

L'Association des villes d'Ukraine reprend la qualification juridique que porte la campagne :

« Le terme d'otage n'a ici rien de rhétorique : au regard de la Convention internationale contre la prise d'otages (1979), de la Quatrième Convention de Genève (article 34) et du Statut de Rome (article 8.2.a.viii), il désigne la qualification juridique exacte de personnes capturées pour faire pression sur un tiers. La prise d'otages est un crime de guerre. »

Elle y voit une méthode, non un dommage de la guerre : « L'enlèvement, la disparition forcée et l'emprisonnement de civils sont devenus un instrument de la politique d'occupation : en s'emparant de nos villes, la Russie cherche méthodiquement à briser l'identité ukrainienne, l'engagement civique et la libre administration locale. »

Plus de 16 000 otages civils sont recensés par le Médiateur ukrainien. Pour l'Association, c'est « l'une des plus vastes crises de détention arbitraire de civils qu'ait connue l'Europe contemporaine ».

« Des voisins, des collègues, des amis »

« Obtenir leur libération n'incombe pas aux seuls gouvernements et organisations internationales : c'est aussi la responsabilité des sociétés démocratiques. » L'Association juge donc le parrainage municipal des otages civils ukrainiens « d'une importance singulière » :

« Lorsqu'une ville européenne place sous sa protection symbolique un otage nommément désigné, elle rend visible son histoire, éveille l'attention de l'opinion et renforce les efforts engagés pour sa libération. »

La diplomatie des villes — jumelages, projets humanitaires, solidarités entre communautés locales — « a déjà beaucoup uni les communes ukrainiennes et françaises ; elle peut aujourd'hui acquérir cette dimension humanitaire nouvelle ».

« Que nul ne soit oublié »

L'Association des villes d'Ukraine « renouvelle sa gratitude aux organisateurs de la campagne “Ensemble, sauvons les otages ukrainiens” qui œuvrent pour que le sort de nos concitoyens demeure visible aux yeux de l'Europe et du monde ».

« Ensemble, nous pouvons faire en sorte que nul ne soit oublié, et que chaque otage sache que son nom continue d'être prononcé et que le combat pour sa liberté se poursuit. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Proudly Powered by WordPress